À 30, 40 ou 50 km de Paris, nature et patrimoine se marient harmonieusement entre Chevreuse et Rambouillet pour offrir au promeneur quelques-unes des plus belles balades de l'Île-de-France. Distinguons d'abord la haute vallée de Chevreuse. Il faudrait d'ailleurs parler de « vallées » au pluriel. Chevreuse inclut également la vallée de la Rémarde, plus au sud, et celles formées par de plus petits cours d'eau : le Rhodon, le Pommeret, l'Écosse-Bouton, la Mérandaise, la Gloriette, le ru des Vaux. La création d'un parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse en 1985 constituait l'outil nécessaire pour préserver la vingtaine de communes concernées par une urbanisation illustrée par la proche ville nouvelle de Saint-Quentin-les-Yvelines . Renommée de longue date, sur un territoire de 25 000 ha, la haute vallée accueille les prestigieux châteaux de la Madeleine, de Breteuil, de Dampierre, et les abbayes de Port-Royal-des-champs et des Vaux-de-Cernay. Et que dire des villages dont l'intérêt historique ou patrimonial est mis en valeur par un habitat en accord avec le cadre verdoyant. Rambouillet, l'une des deux plus grandes forêts de l'Île-de-France avec Fontainebleau, se présente sous une forme morcelée qui s'explique par l'histoire chaotique du massif. Nulle forêt en région parisienne n'offre pareil contraste entre des secteur s sableux, presque arides, et ceux, de nature argileuse, où l'humidité du sol est favorisée. Les nombreux étangs, l'un des principaux agréments de la forêt, témoignent du passé marécageux de ce massif. Dans les « prairies humides », la faune et la flore peuvent prendre un caractère d'exception pour la région parisienne.