Rutilant et obscur, sanglant et pénétré par la grâce, tonitruant et habité d'étranges silences, Tête d'or a stupéfié les contemporains, rebuté les lecteurs, fasciné les metteurs en scène jusqu'en 1959 date à laquelle Jean-Louis Barrault a monté l'¦uvre à l'Odéon-Théâtre de France. Boudé par le beau monde, salué au contraire par le public jeune, ce "drame de la jeunesse" a gardé intact son pouvoir de fascination, essentiellement dû à l'intensité poétique de son langage, mais aussi à la violence de la crise qui s'y joue et s'y résout.