Cent vingt pèlerins furent recensés en 1982 à compostelle mais en 1999, dernière année sainte compostellane du millénaire, ils furent plus de cent cinquante mille.
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, peut bien pousser un individu à marcher jour après jour et dans des conditions parfois difficiles vers le lieu présumé de l'inhumation de l'apôtre jacques le majeur ?
Cette question, jean-claude bourlès se la pose depuis des années qu'il sillonne les mille six cents kilomètres d'un chemin prenant sa source au puy-en-velay. après retours à conques et le grand chemin de compostelle, il interroge surtout les autres, les pèlerins mais aussi des témoins privilégiés : agriculteurs, commerçants et tous ceux laïcs ou religieux, qui voient se succéder les " passants de compostelle " et parfois les accueillent dans les gîtes, auberges ou refuges jalonnant leur itinéraire.