À première vue, le recueil de G. Sinclair se veut tombeau pour la femme que la mort a emportée, l'auteur tissant autour de l'absence un texte-linceul, aux sombres fils. Se limiter à cette seule dimension serait toutefois occulter que les tombeaux sont, avant tout, des monuments. C'est-à-dire de ces lieux qui servent à se remémorer et préserver ce qui a été. Et cette oeuvre s'élève ainsi, malgré la mélancolie et la déréliction qui l'imprègnent, comme une invulnérable stèle dédiée à une relation amoureuse bouleversante.