Bernardin de Saint-Pierre a compté parmi les derniers amis de Jean-Jacques Rousseau, qu'il fréquenta régulièrement pendant les sept dernières années de sa vie. À la mort du philosophe, il résolut de consigner, dans un ouvrage demeuré inachevé, le souvenir de leurs longues flâneries dans les environs de Paris et de leurs conversations. Tel quel, l'essai de Bernardin, hommage de pieuse amitié, constitue un "supplément" aux Confessions pour les sept dernières années de la vie de Rousseau. Ni éloge ni hagiographie, il se veut un portrait sans retouches où, plutôt que l'écrivain de génie, se révèle l'homme dans son quotidien.