« Hôtel Bristol » est un livre inachevé. Jacques Rolland est mort avant d'en avoir fini l'écriture. C'est une réflexion sur les procès staliniens, sur ce qui est appelé à ordonner une pensée du politique, coupable ou innocente, dans tous les cas de figure, amenée à comparaitre devant le tribunal, non seulement de l'histoire, mais également des philosophes, pour qui le communisme ne fut pas une vaine expérience. Jacques Rolland nous invite à y voir quelque chose comme l'abîme de la vérité du communisme. Il s'agit en effet pour lui de comprendre ce qui s'y est joué sur le mode de la mise en représentation d'une cérémonie de langage. Cette hypothèse et la lecture qui l'autorise ne sont possibles et effectives que par l'impeccable connaissance qu'avait Jacques Rolland de ce que le communisme, au XXe siècle, et jusqu'en ses excroissances exotiques, a pu avoir d'indéfectiblement russe.