Grâce à une étude d'ensemble du duel et de l'escrime, enracinés dans leur univers, matériel et social, cet ouvrage montre qu'entre le XVIe siècle et le XVIIe, l'épée est un « objet total » : matériel, métaphorique, civil, militaire,
civil, ludique, courtois, meurtrier. Mais surtout, au travers du paradigme de l'épée s'esquisse une histoire nouvelle de la violence irréductible durant la période moderne, violence élitaire et constitutive d'une identité sociale des groupes dominants, d'autant plus inquiétante que les duels nobles préparent les rencontres bourgeoises du XIXe siècle. Quatre cents ans seront nécessaires pour ramener à la raison les jeunes hommes violents...