Un jour, sortant d'une salle de cinéma où je venais de voir gary cooper triompher de trois tueurs, je tombai sur cette phrase incroyable, à la une d'un magazine : « gary cooper est mort. » depuis, j'ai voulu savoir ce qui se cachait derrière le mot « fin » des films. je me suis aperçu que la « dernière scène » de nos héros des salles obscures était souvent un film en soi où les stars jouaient le rôle de leur vie, face à un adversaire redoutable : leur destin. qu'ils n'étaient jamais aussi grands, aussi beaux, et bien sûr aussi vrais qu'à cette seconde-là, celle de leur dernière heure, les cooper, bogart, flynn, gable, wayne, hudson, holden, clift, dean, mcqueen, monroe, mansfield, valentino, ladd, wood, hepburn, etc., face à l'ultime caméra.