À toi le lecteur, gardien de mon illettrisme,.
Ne m'en veux pas si mon coeur ne poinçonne ta vérité,.
N'en veux pas à mes escapades littéraires qui n'ont d'égal que mon ego,.
N'en veux pas à la mélodie solitaire de l'encre qui coule.
Ce ne sont que des mots, frère lecteur,.
Chimères à souhait, rêves niais,.
Religieusement, je les veux Judas,.
Je les veux hors de moi, mais qui me rendra mes émois ?
Ils sortent de mon coeur, douce roche où mes pleurs ruissellent.
Je te renvoie l'écho de mon intimité,.
Au fond de ce couloir l'homme s'affronte,.
À la croisée des chemins, mon corps ne me sera peut-être pas rendu.