Toute ½uvre veut tenir lattention, la diriger et produire de leffet. Mais lattention et leffet ne sont pas les mêmes selon que l½uvre en dit plus ou en dit moins cest-à-dire selon sa densité. Le développé ou le concis, lemphatique ou léludé, le riche ou laustère ne produisent pas les mêmes intensités.
En explorant les variations de la densité littéraire, on retrouve directement des enjeux essentiels. Que vise lidéal du complet face à lidéal du pur ? Comment la littérature se rapporte-t-elle au langage ordinaire ? Quel peut être le minimum artistique qui subsiste au bord du silence ? Comment comprendre léchec de la lecture, lintérêt perdu et lennui ?