Les communs désignent des modes de gestion de ressources matérielles ou immatérielles, spécialement foncières. Ils sont fondés sur le partage des potentialités de ces ressources ou de leurs bénéfices, et ne relèvent ni de la propriété privée ni du domaine public dun État. Ils mobilisent des collectifs, dits communautés, peu ou pas institutionnalisés et des règles qui peuvent être implicites et « inférentielles ». À lorigine fonciers, ils se sont adaptés pour répondre à de nouveaux besoins de ressources. Leurs formes se sont diversifiées et connaissent aujourdhui une nouvelle mutation, dans le contexte de la « révolution numérique » et des initiatives des pays du Sud, en réponse aux dérèglements climatiques et aux transformations des sociétés humaines et de léconomie mondiale.
Le présent essai est le fruit de réflexions collectives réunies à loccasion dun colloque organisé par lAcadémie des sciences doutre-mer (ASOM). Il définit ce que deviennent les communs aujourdhui.
Comprendre les communs, leur reconnaître une place dans le droit national et international sont des enjeux politiques, économiques et écologiques indispensables à une « mondialité » maîtrisée, à une biodiversité protégée et à une prospérité assurée pour demain.
Dans ce livre sont posés les obstacles dadaptation existants et esquissées des pistes dont il est crucial que les États et les citoyens se saisissent pour faire face aux besoins croissants de partage et de création de ressources.