« Cayenne en ce début de millénaire ressemblait à toutes mes envies... » Flic quelconque, uniforme bleu-pâle-bleu-foncé, Jean-Baptiste Simonin, dont la voix s'essouffle sur les chemins chaotiques de la ville, est en rupture, comme détaché de tout. Sa double vie part à vau-l'eau, son supérieur le méprise et ses collègues l'indiffèrent. Seule la litanie d'un poète toxico chante avec lyrisme l'idéal qui manque à son existence.
« Un long silence de carnaval » raconte avec fulgurance l'ordinaire d'une vie inapaisée.