Gertrude Stein fut la mère de l'avant-garde américaine de l'entre-deux-guerres.
Amie de Pablo Picasso et d'Ernest Hemingway, celle qui lança l'expression " lost generation " s'installa dans les années trente à Paris, où elle accueillera une bonne partie des écrivains américains exilés de l'époque.
Paul Bowles a accepté de confier ses souvenirs sur cette figure majeure de la littérature américaine. Grâce à ses confidences, on pénètre dans l'appartement de la rue de Fleurus où aimaient à venir Francis Scott Fitzgerald et Ezra Pound.
On y voit Paul Bowles en jeune poète fraîchement débarqué en France, mais déjà hanté par le " romantisme nomade ". On découvre enfin une femme dont l'oeuvre exemplaire et le charisme marquèrent une génération d'écrivains. Par ce précieux témoignage, peu avant sa mort, Paul Bowles rendit hommage à celle qui l'encouragea un jour à visiter Tanger...