C´est un « essai littéraire » d´un genre très particulier et qui, à travers une méditation sur des écrivains plus ou moins majeurs, s´articule autour d´une même question : que restera-t-il du XXème siècle littéraire ? Et, plus particulièrement : qu´en restera-t-il quand le progrès des neurosciences aura rétrospec-tivement bouleversé la « psychologie », telle que notre littérature la perçoit aujourd´hui ? En d´autres termes, se demande François Maugarlone, comment relirons-nous les oeuvres majeures de notre tradition romanesque lorsque les concepts freudiens, dont on fait si grand usage, seront disqualifiés au profit de dosages chimiques ou de molécules mal agencées ? Robert Brasillach, le fin lettré devenu fasciste, Nietzsche et ses dérives, Sartre, Robbe-Grillet, Ionesco, Cioran, sont ici les prétextes de son questionnement qui, pour être souvent savant, ne cesse jamais de célébrer la plaisanterie. Freud, bien entendu, traverse toutes ces pages. C´est un Freud malmené et bien-aimé qui contemple avec mélancolie le siècle où il aura régné sans partage et dont François Maugarlone pense qu´il doit désormais prendre congé.