"Il ne marchande pas. Il ne demande pas d´explications. Il se plonge dans une réflexion laborieuse. Cette activité inhabituelle le fait baver abondamment. Il branle sa grosse tête pour signifier qu´il accepte de tirer sur le Français, pour deux cents pesos. S´il a eu des scrupules, ils se sont vite dissipés, puisque c´est une histoire d´honneur. D´honneur ! Pour Jorge ! Jorge a sa réputation: il est mauvais coucheur, mauvais camarade, et, pire que tout, il est un cavalier moyen. Et pour cela il est méprisé des autres. Mais il est aussi excellent tireur. Et à ce titre, il est craint, mais pas pour autant respecté. Son rôle étant d´éloigner les voleurs de bétail, à coups de fusil si nécessaire, le meurtre ne sera pour tous qu´une malheureuse bavure."