Jean-François Bory se livre à une interrogation sur les commencements et les fins dernières de l'écriture. Au passage, on croise Apollinaire, Ezra Pound, Marinetti, etc. et c'est toute la modernité du début du XXe siècle qui, dans cette aventure très alphabétique, est placée en abîme. Cette mini-odyssée est pleine de surprises poétiques et d'élégantes facéties dont l'auteur est coutumier. Cependant, une certaine mélancolie désabusée, à laquelle jusqu'à aujourd'hui cet auteur très moderne ne nous avait pas habitué, donne une profondeur singulièrement métaphysique à ce texte.