Après Les Promesses du haut pays, on entre dans La Paix des collines comme dans d'heureuses retrouvailles.
Voici de nouveau la famille Mahaux qui s'emploie à faire prospérer la scierie du mont des Chirats tandis que les jeunes champions de ski s'en donnent à coeur joie sur les pentes enneigées et préparent les jeux Olympiques de Saint-Moritz. L'Occupation a laissé des traces, de turpitudes en délations. Les hommes s'efforcent de reconstruire leur vie, espace moral sans limites, avec un seul but : faire progresser la scierie tant aimée.
Autour de Jean, chef de famille et figure tutélaire du roman, gravitent des personnages extrêmement bien campés. Les affrontements qui l'opposent au caractère impétueux de son fils ont tous pour enjeu l'avenir d'une scierie qui suscite de vieilles rancoeurs. De complots en rebondissements, Maurice Chalayer nous emmène au coeur des futaies, parmi ces " gens des bois " si attachants. Le Pilat lui offre sa rudesse, sa plume en saisit tous les contours...