Cet ouvrage analyse le comportement des Nations face aux transformations de l'économie mondiale depuis les années soixante.
E s'appuie sur l'exploitation systématique, à un niveau fin, des bases de données CHELEM construites par le CEPII.
Les résultats observés sur longue période mettent en évidence les disparités entre les pays développés, le recul de l'Afrique et la montée en puissance des économies asiatiques, mais également les facteurs de déstabilisation qui ont engendré la crise de 1997. Les années quatre-vingt-dix marquent la pleine émergence du phénomène de mondialisation, véritable rupture historique découlant de la combinaison de trois logiques distinctes :
- chacune des Nations a des caractéristiques qui lui sont propres, et qui se reflètent aussi bien dans son modèle de société que dans sa dynamique de développement ;
- les entreprises mettent en concurrence les territoires nationaux, de façon directe ou indirecte, en localisant de plus en plus leurs activités à l'échelle mondiale ;
- l'articulation des Nations et des entreprises se fait dans un marché planétaire qui demeure segmenté, et où les taux de change permettent la communication entre les espaces économiques et monétaires nationaux.
A des degrés divers, ces trois logiques s'exercent, tant dans les échanges internationaux que dans les conditions de croissance intérieure des économies.
Mais les dysfonctionnements observés montrent la nécessité de REPENSER, à l'aube du troisième millénaire, le rôle des institutions mondiales et des organisations régionales.