Il suffit à Sevilla de varier les couvre-chefs d'un autoportrait à l'autre pour révéler la multiplicité des possibles destins que recouvre cette misérable étiquette du « Moi ». La question de l'identité est dès lors posée, non en termes d'appartenance (à une nation, à une communauté, à une race.), mais de s'inscrire dans « l'aventure humaine ». Entre comédie et tragédie, du masque de Zorro au casque de soldat (français, allemand), du chapeau de Sherlock Holmes à la casquette de Mao, tout le nuancier des genres et des rôles est engagé dans un face-à-face que l'artiste entretient avec humour et humilité (et férocité aussi) d'un bout à l'autre de cette galerie de portraits de soi.