Voyages immobiles : il n'y est pas question de traverser des lieux lointains, de bousculer le tableau et le paysage, mais de franchir des seuils internes à l'oeuvre qui la projettent vers le dehors. Vermeer travaille dans un entre-deux qui lui permet des voyages infinis et très courts, et cette opération se répète à chaque instant et à chaque endroit : partout, l'oeil est invité à voyager en glissant ou en sautant d'une strate du visible à une strate du sensible. Le parcours ici initié par l'auteur est un essai d'esthétique d'inspiration deleuzienne explorant les connivences d'oeuvres à oeuvres entre Vermeer et Mondrian, ou encore entre Vermeer et Gerhard Richter.
Introduction : Écrire Vermeer
1 -- Têtes penchées, têtes relevées
2 -- La musique des têtes levées-penchées
3 -- Un clavecin non tempéré
4 -- Vermeer et le tableau dans le tableau
5 -- La lettre de la géométrie
6 -- Fécondité du blanc chez les grands peintres
7 -- Vermeer-Mondrian
8 -- La peseuse selon Michel Serres, avec Descartes ou Leibniz
9 -- Le pli de la perle à la maison
10 -- La jeune fille à la perle et ce qu'en fit Gerhard Richter
11 -- Richter le scanner
12 -- Vermeer et Richter, ou le flou en peinture
13 -- Histoire et vérité