Cette enquête philosophique qui part du constat selon lequel le rire souffre d'un déficit de visibilité dans la peinture, se charge d'une double finalité. La première : saisir et comprendre les raisons de cette discrétion remarquable du rire dans l'art du portrait. La seconde : définir l'essence du rire, ce qui nécessite de mettre de côté certaines idées reçues le concernant, et notamment celles qui négligent son caractère attentatoire et limitent sa fonction à un pur divertissement médiatique.
Au centre de cette double perspective se trouve évidemment la question du sujet, celle du moi qui est à la fois la cible du rire et celle du portrait. Et que dire du sourire dont l'analyse révèle une fatigue d'être fatalement inconciliable avec sa duplication artistique.