«Comme il serait louable chez un prince
de tenir sa parole et de vivre avec droiture
et non avec ruse...» Même si son amour de
la patrie ne fait aucun doute, Machiavel brosse le
portrait d'une Italie en proie aux complots de
toutes sortes. La politique est d'ailleurs, selon lui,
un jeu où s'affrontent les passions et les intérêts.
OEuvre d'exil, Le Prince est écrit en 1513.
Machiavel le dédie à Laurent de Médicis,
l'engageant à chercher le chemin de la vérité, à
s'appuyer sur les Grands, à se concilier le peuple,
bref, à songer à la prospérité et au salut de tous.
Mais par quels moyens ? Les lois ou la force oe
Peu importe puisque «la fin justifie les moyens».
Il faut savoir être «simulateur et dissimulateur.
Les hommes sont si simples que celui qui trompe
trouvera toujours qui se laissera tromper»...