" Union soviétique, hiver 1943. Le NKVD (futur KGB) frappe à la porte. "Habillez-vous vite. Voilà la sanction du procureur militaire. Vous êtes en état d'arrestation, mon cher Général." Silence.
Sans doute furent-ils saisis de peur et d'effroi, après s'être murmurés un adieu. Comme si la foudre les avait frappés pendant leur vie, dévastant leurs âmes dans le temps et l'espace russe éventré par Staline, par le système diabolique, pervers, rouge. " Aujourd'hui, à Paris. Hélène et Serin, petits-enfants de cette génération sacrifiée, massacrée, se retrouvent. Ils parlent, racontent, parlent encore. " Du destin de ces hommes qui furent à la fois héros, traîtres, victimes et terroristes. " Mikhaïl Arikiants, dans un récit en forme de va-et-vient incessant entre Paris aujourd'hui et l'Union Soviétique d'alors, réussit à mettre des mots sur des événements tragiques, monstrueux de cruauté et d'arbitraire.