Parmi les tantes en robes légères et les cousins chamailleurs, la narratrice s'applique à être adoptée dans la maison familiale où elle débarque chaque été. Elle s'imbibe de la vieille demeure qui lui transmet ses mystères et ses non-dits. Ses ancêtres morts, leurs livres, leurs bijoux, leurs fleurs séchées dans les dictionnaires font son éducation. Tout comme l'employé kosovar qui la déshabille sur le plancher, ou le cousin François qui se tue sur la route un soir d'été. « Roman sobre et dense (.) d'une merveilleuse perspicacité », pour Jean Soublin du Monde, qui renchérit : « un texte admirable » !