Hanna vit aux États-Unis, loin de son passé. Le temps d'un été, elle se retrouve dans la ville de son enfance et de son adolescence. Hanna ne cesse de se souvenir. Les amours frôlées, fugitives, marginales, celles qui ne sont pas faites pour vraiment compter, qui lui ont donné l'impression d'être une autre, ne cessent de remonter à la surface. À la faveur des jours de chaleur, des rues retrouvées, et de sa présence au chevet de sa mère qui meurt, la narratrice comprend mieux l'importance cruciale de ces hommes et femmes dont elle a pu être intensément amoureuse mais étaient tombés dans l'oubli. Anne Brécart continue sa réfl exion sur la mémoire et son lien avec l'identité. L'atmosphère mélancolique donne aux scènes érotiques une saveur étrange, dont la réalité n'est jamais tout à fait sûre.