Le titre du livre evoque un vers de Baudelaire (dans "La servante au grand coeur") : "Que pourrais-je repondre à cette âme pieuse".
Dans un bref essai personnel, issu d'une conférence donnée le 31 janvier 2012 au Collège de France, Michel Deguy donne sa lecture de Baudelaire. Il la confronte à celle de Sartre, d'Yves Bonnefoy, de Benveniste et quelques autres, poètes ou non, qui surgissent au fil des pages. Il n'entend faire oeuvre ni de critique ni d'historien. C'est en philosophe et en poète du XXIe siecle qu'il lit Baudelaire, qu'il tente de trouver comment un poete d'aujourd'hui peut recevoir l'héritage de Baudelaire, en recueillir les "reliques", tout en s'en affranchissant librement - ce qu'il appelle savoir prendre le risque de "l'finfidélité fidèle".