Carlos Fuentes proclamant les romanciers du monde entier «citoyens de la nation nommée Roman» dit la volonté, commune à maint écrivain depuis 1960, d'en finir avec les définitions nationales de la littérature - dominatrices et exclusives. Pourtant, ce sont les remous des histoires nationales qui modèlent ces romanciers écrivant contre elles. Peut-être «l'universel» en littérature reste-t-il, envers et contre la mondialisation marchande, ce «local moins les murs» dont parlait Miguel Torga.