la liberté de critique participe de la liberté d'expression.
en tant que telle, elle constitue l'un des fondements essentiels de toute société démocratique et doit être garantie y compris dans ses formes extrêmes que sont la caricature et la parodie. mais la liberté de critique n'est pas absolue ; même si certains déplorent le " mal de l'intolérance ", liberté n'est pas licence. tout est question d'équilibre. la critique peut être stimulante, créatrice, mais elle peut aussi être destructrice, perverse, offensante.
a quel moment passe-t-on de l'expression d'une opinion au dénigrement, de la critique à l'outrage, à l'injure ou à la diffamation oe
les auteurs des contributions rassemblées dans cet ouvrage jettent un regard critique sur la " liberté de critique " dans des domaines aussi variés que la philosophie, la politique, la religion, la gastronomie, mais aussi la justice, l'armée, l'université, la famille, l'entreprise, etc.
au-delà du caractère médiatique de certaines affaires, ils invitent le lecteur à une réflexion approfondie sur la critique légitime et la critique excessive. car la frontière est parfois mince " entre le permis et le défendu, le toléré et le déconseillé ".
le colloque la liberté de critique s'est tenu à l'initiative de centre de droit des affaires, du patrimoine et de la responsabilité le 9 juin 2006 à la faculté de droit et de science politique de rennes.