La religion consiste-t-elle à se grouper en foules contre d'autres communautés ou, au contraire, à s'isoler " devant Dieu " ? Kierkegaard nous permet de répondre à cette alternative actuelle, lorsqu'il identifie la foule au mensonge et au mal.
En diluant la responsabilité personnelle des individus qui s'y cachent, la foule, même si elle se prétend religieuse, aboutit à la fois à la démoralisation de chacun, et à cette confusion perverse de la religion avec la politique, dont l'intégrisme est le symbole.