"Après avoir vu ses films, vous serez changés" Peter Brunette (in IndieWire)
Première monographie consacrée à Kim Ki-duk, cinéaste sud-coréen né en 1960, qui compte aujourd'hui parmi les réalisateurs les plus marquants de la nouvelle mouvance du cinéma contemporain.
Dès ses premiers films, Kim Ki-duk a été reconnu à travers les festivals internationaux comme Berlin (Ours d'argent du meilleur réalisateur pour Samaria), Locarno (The Coast Guard) ou Venise (Lion d'argent pour Locatair es). Malgré le succès grandissant, Kim Ki-duk privilégie encore son indépendance dans sa manière de travailler : petit budget, tournage concentré et forte implication personnelle qui le mène à fabriquer lui-même décors ou accessoires. De l'extrême sérénité à l'extrême douleur, Kim Ki-duk nous fait visiter une étonnante galerie de portraits vivants auxquels participent autant le monde végétal à travers ses paysages les plus sauvages que le règne animal dans toute sa s plendeur. Avec des oeuvres que l'on imagine peintes aux fluides humains et au sang, Kim Ki-duk procède à une vivisection en plein dans la chair sociale. À travers sa filmographie autant injectée de sang qu'à fleur de peau, Kim Ki-duk révèle aussi les plaies encore suintantes d'une société coréenne malmenée par son histoire avec un art de la précision et une mise en scène de la souffranc e qui est toute en raffinement extrême-oriental.