Leur père est hospitalisé dans un hôpital psychiatrique, les phrases sortent de plus en plus difficilement de sa bouche, leur mère, elle, est partie à New York vivre avec un politicien, les deux soeurs aiment père et mère ainsi. Non, les événements douloureux n'ont pas prise sur les deux soeurs, puisque des rubans de lumière tournent autour d'elles. Les deux soeurs ? Des agitatrices sauvages, justicières rebelles et dotées d'une grâce presque magique. Si l'ironie est légère, Deux soeurs épingle un monde « plein d'hyènes aux dents longues et opiniâtres qui se répartissent la horde de lièvres ». Plus que jamais, les mots sont chez Michel Layaz matière à tous les jeux, de sons, de sens, de mots.