« [.] Funambule au bord des mondes, initiale inversée de la nuit, je voudrais dormir dans l'eau, ouvrir mes yeux dans les étoiles, sentir mon corps déferler sur le sable né des impressions de la nuit [.] ». Ces poèmes procèdent d'un centre mystérieux où le coeur du poète coïncide avec le coeur du monde, lequel, singulièrement, est manifesté. Mais pour le lecteur, c'est une part de son être inconnu qui lui est proposé. Prendre la haute mer, c'est vers ce point dangereux que mène le poète. C'est lui qui hisse la voile du grand hauturier. Cette poésie déferlant en échos est une alchimie proche de la musique.