A l'origine de cet ouvrage, un étonnement. Contrairement à beaucoup de textes français de la même époque, les lais des XIIe et XIIe siècles de Marie de France et des auteurs anonymes ne comptent pas de rêves, bien qu'on y dorme pas beaucoup. Pourtant, ils semblent empreint d'un onirisme latent. Sollicitant aussi bien la classification antique des songes par Macrobe que les théories de Freud et de Winnicot, on propose ici une revalorisation des lais anonymes qui sont si souvent décriés pour leur manque de lisibilité, dont on sait bien que le contenu manifeste résiste à l'entendement.