L'expérience quotidienne de la violence qui marqua l'Europe au XVIe et au XVIIe siècle semble se refléter dans les corps suppliciés qui peuplent la production artistique, scientifique et religieuse de cette période. Du dédain qui crucifie l'amant malheureux, jusqu'aux massacres et aux exécutions, sans oublier les cas de cannibalisme et de dissections, mais aussi d'auto-flagellation et de désir de martyre, la souffrance s'imprime sur le corps humain pour en faire un corps sanglant, puis un cadavre exposé à la pourriture.