Une farce panique et paradoxale, une de celles dont Arrabal a le secret. Pour conter la révolte, dérisoire, contre toutes les institutions : la Médecine, la Justice, la Force de l'Ordre, la Presse, l'Education, la Morale...
Ce pavillon qu'on nous montre ici, sorte de ghetto suprême, forteresse abjecte bâtie par la bêtise et l'égoïsme, n'est rien d'autre que ce sidarium imaginé par l'extrême-droite, dont l'horreur n'est jamais mieux dénoncée que par la farce.
Douze peintures de Jean-Claude Delagneau, dont la couleur et le trait peuvent ici s'apparenter à l'expressionnisme d'un Schiele, viennent ponctuer à propos les répliques de cet authentique délire.