Semis, arrachage, égrenage, teillage, peignage de la filasse, filature. toutes ces étapes évoquent la culture et le travail du lin, une plante à l'origine d'une prospérité économique en Bretagne, du 16e au 18ème siècle. Ainsi, dans le Finistère, le commerce des graines et des toiles de lin a entraîné l'essor de différentes villes portuaires comme Morlaix, Roscoff, Landerneau... tandis que dans l'arrière pays trégorrois et léonard, des milliers d'hommes et de femmes mettaient en oeuvre des savoir-faire précis pour préparer les fibres nobles.
La modernisation du teillage (l'une des étapes de la transformation des tiges de lin) s'est inscrite dans le courant de la révolution industrielle du 19è siècle.
En 2000, à Plourin-lès-Morlaix, au cours du colloque "Le lin, des actions et des hommes", des historiens et des ethnologues ont communiqué les résultats de leurs recherches conduites sur l'activité linière (histoire, pratiques, techniques, savoirs et coutumes associés) ou encore sur le lin, objet d'actions patrimoniales.