Depuis la Justice politique de Godwin jusquau Prométhée de Shelley, la référence romantique à la justice est constante. Elle dépasse les partages idéologiques des écrivains qui, tous, pressentent que la littérature doit être traversée par un impératif de justice universelle, seule garante de la liberté. Cet ouvrage retrace ainsi lhistoire du romantisme anglais, et montre comment ce mouvement a permis lémergence, voire linvention dune forme poétique dissemblable de lhistoire. Entre 1797 et 1834, Godwin, Coleridge, Keats, Shelley, Lamb, Landor, De Quincey ou encore Wordsworth conçoivent un lien ténu entre politique et littérature qui permet dassigner à la poésie un rôle nouveau, celui de traduire, dans une forme rythmique, active et littéraire un idéal de démocratie qui nexistait pas alors. Quest-ce alors que la « prose romantique », si ce nest ce nouveau style de littérature qui relance le débat sur le sens de lactivité politique, de la justice et de la liberté ?