Lorsque lon veut aborder la phobie, la lecture du cas du petit Hans par Freud et sa relecture par Lacan sont essentielles. Pour Freud, la phobie est le produit dun compromis agissant par déplacement de représentation dun objet sur un autre moins signifiant, chargé de peur. Pour Lacan, la phobie est la plaque tournante des névroses. Elle stabilise langoisse. La phobie fait suppléance.
Alors que nous sommes dans la prégnance de limage, du moi, du virtuel, quil ny a plus daltérité, la clinique phobique est plus que jamais dactualité, avec la question du phallus et de sa transmission. Sa visibilité nétant plus assurée, il y a multiplication des jouissances, donc un démenti de la castration. Abandonné, le sujet est dans limpossibilité de se séparer du champ maternel, doù ces paniques. Celles-ci sont-elles à mettre dans la structure phobique ?