À quelles conditions la critique telle quelle se pratique en Afrique francophone peut-elle sortir de son arcboutement sur des formes routinisées pour participer à linvention des pratiques émancipatrices ? Telle est la question au c½ur de cet essai.
À la recherche dune fonction sociale effective de la critique à lère du creusement des inégalités, lauteur propose de renouer avec lesprit de la critique tel quon peut le retrouver chez Marx, Nietzsche, Benjamin, Césaire, Foucault et Said, pour qui la critique avait pour ambition de déstabiliser ou de démanteler les structures ossifiées de la connaissance et de lexploitation, les mythes et les mythologies de la vie quotidienne, dune part ; dautre part, de repoliliser et resocialiser la littérature et, surtout, de développer une approche intégrant théorie littéraire et théorie sociale. Sont analysés des romans de Sinzo Aanza, Mariama Bâ, Jean Bofane, Mbougar Sarr, Fiston Mwanza Mujila et un court-métrage de Sammy Baloji.