Commençant par Homère et finissant avec les héritiers de lhumanisme de la Renaissance au XVIIe siècle, on suit ici les réflexions sur la puissance particulière des mots écrits, donc du texte. Grâce à sa puissance, il rend effectivement présents pour ses lecteurs tous ceux dont il parle, et qui sont, d'une façon ou dune autre, absents, soit en raison de leur distance spatiale, soit à la suite de leur mort. De même il rend présent également son auteur. On esquisse ici la naissance de cette idée à lépoque de la littérature orale de la Grèce archaïque, ses métamorphoses dans la poésie et la prose grecques et latines de lAntiquité, sa continuation au Moyen Âge, son sommet à la Renaissance, mais à la fois sa crise, commençant déjà à cette époque.