Au cours des dernières années, le prix de lélectricité sur le marché libre a augmenté en France autant que chez nos voisins, alors que les coûts de la production française, principalement nucléaire, nont été que peu affectés par le renchérissement des énergies fossiles.
Comment expliquer ce paradoxe apparent ? Faut-il accuser la libéralisation et renforcer la régulation publique des prix, ou au contraire invoquer linsuffisance de la concurrence et placer ses espoirs dans la poursuite de la libéralisation et de lintégration européenne ?
À partir dune analyse du marché francais, David Spector montre que ces positions sont toutes deux erronées et évalue les différentes politiques possibles face à la « rente nucléaire ».