Alors que la plupart des jeunes partent en ville pour trouver un travail attrayant, Clement veut rester vivre dans les bois a tout prix, malgre les imprevus...?Clement est le dernier a faire couler la seve des pins, cette larme d'or dont parlait Theophile Gautier. A cette heure, toute la jeunesse abandonne la foret et part en ville : dans les usines, on propose des conditions attirantes et des salaires reguliers et confortables. Mais lui fait de la resistance pour vivre dans le cadre qu'il aime : au milieu des bois avec meme Justine. Il se deplace encore avec la vieille mobylette du grand-pere. Bien sur, les filles l'ignorent, et l'on se moque de lui. Mais peu lui importe ! Sauf qu'un jour, il perd son travail, sa grand-mere disparait et le proprietaire de la maison qu'il habite le congedie. La situation semble sans issue. Il n'a pas d'amis a qui se confier. Pourtant, c'est le boucher du village qui evoque le concours de garde-chasse... Avant meme de contacter l'Administration, Clement se prend a rever : continuer a arpenter la foret, acheter cette Renault 4 avec l'argent qu'il a decouvert dans la boite a biscuits de meme Justine. Il est pret a faire des efforts, meme des sacrifices si l'equilibre est a ce prix. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Trouvera-t-il la force d'avancer envers et contre tout ? Un roman plein d'amour, de tension et de tendresse.Clement pourra-t-il rester vivre dans la foret et obtenir le poste de garde-chasse malgre les difficultes ? Suivez son parcours surprenant et touchant dans ce roman historique empli de tensions, mais aussi de tendresse et d'amour.EXTRAITSans s'en rendre compte, il avait parcouru pas loin d'une dizaine de kilometres, empruntant un itineraire bien rode qui le ramenait au pied de sa demeure. S'il n'avait pas tire un seul coup de fusil, il avait tout de meme cueilli quelques cepes ! Avant de passer en cuisine, il devait attraper cinq ou six poulets et les isoler pour le marche de samedi. Il en avait deja cinq en commande, mais il en prevoyait toujours un de plus. Il y avait souvent un acquereur a la recherche d'une volaille. Lorsque, enfin, il eut rentre son bois -il se chauffait avec la cuisiniere et la cheminee d'un autre age-, la nuit etait tombee. Il alluma la radio pour ecouter les informations. De Gaulle avait ete desavoue, et Pompidou, fraichement elu, se rodait au pouvoir. Sans faire de politique, Clement aimait se tenir au courant. Il avait l'impression que la societe prenait un tournant. Malgre les allegations des uns et des autres, il fallait admettre que, petit a petit, l'argent prenait le pas sur l'homme. Or, dans sa conception, il estimait que l'on devait privilegier l'homme, que l'argent devait etre le fruit du travail et pas celui de la speculation. Ceux qui ne le connaissaient pas ne pouvaient pas imaginer qu'il etait capable de ce type de reflexions. Il n'avait pas fait d'etudes. Mais il etait dote d'un reel bon sens. Une remarque desobligeante avait fuse un jour a son adresse. Il se trouvait au comptoir d'un cafe et elle venait d'un autre client. Un camarade de classe qui le connaissait bien avait pris sa defense : Mefie-toi de Clement, ne le prends pas pour un idiot. Ce n'est pas parce que tu gagnes davantage que tu es plus intelligent que lui... A PROPOS DE L'AUTEURVisceralement attache a sa terre, Jean-Paul Froustey plante toujours ses decors au c ur de la foret landaise, un milieu magique et poetique. Il a signe precedemment, aux editions Lucien Souny, Un Heritage scelle sous la pierre, Entre deux vagues, Le Gardien des abeilles et d'autres encore.