Cette jeune femme qui ne peut cesser de dialoguer avec son bébé mort (Tu sais, un jour, jai eu deux c½urs) Azura qui a perdu la moitié de son visage dans un attentat: elle vit depuis lors derrière un masque (Ce qui a été emporté ne reviendra pas) Et puis la précarité affective de limmigré toujours en marge des regards et des existences; lincompréhension de laïeule quun fils aimé pousse vers la maison de retraite ; lattente et le désarroi de lenfant dont la mère a quitté le foyer sans un mot mais aussi, deux êtres qui entrevoient la plénitude amoureuse
En lisière de conscience, là où les émotions naissent, le vacillement envoûtant de la voix de Rozenn Guilcher dénude mot à mot ces régions mentales si vulnérables où sassemblent ou bien se délitent les liens qui nous unissent.
Se rejoignant autant par leur ton que par leurs thèmes, ces nouvelles impressionnistes rappellent combien nos vies sont incertaines et combien le « vivre ensemble » est à la fois prodigieux et fragile.
À la suite de ses études de Lettres, Rozenn Guilcher a été enseignante et médiatrice culturelle. Aujourdhui écrivain et comédienne, elle anime aussi des ateliers décriture pour adultes et enfants. Après un roman et deux recueils de nouvelles, elle publie ici son quatrième titre aux éditions Sulliver. Certaines de ses nouvelles paraissent également en recueils collectifs. Plusieurs ont été primées.