Questions De Communication T.7; Qualifier Des Lieux De Détention Et De Massacre T.2 ; Territorialisation, Déterritorialisation (Édition 2009)
Dans la suite de Qualifier des lieux de détention et de massacre, paru en 2008, le volume Territorialisation, déterritorialisation s'attache au mouvement à l'oeuvre dans un territoire dont le bornage spatial et symbolique évolue au fur et à mesure qu'augmente le temps séparant une période répressive de sa mise en visibilité mémorielle. À des dispositions caractérisées par des particularismes physiques peuvent être associés des facteurs qui sont matériels - par exemple régis par des facteurs faisant qu'un lieu est à même ou non d'accueillir une démarche commémorative - et immatériels, en lien avec des questions politiques, idéologiques, affectives, esthétiques.
Qu'il s'agisse d'exposer les « régimes de visibilité/invisibilité » et les « mobilités répressives et mémorielles » sur lesquels ces contraintes se fondent, ou qu'il s'agisse de présenter les fluctuations perceptibles dans la dynamique qui va « des lieux de répression aux controverses mémorielles » ou dans celle qui articule « des lieux et des maux dans des mots », les contributions analysent comment des lieux de détention, de concentration et d'extermination voient leurs frontières physiques et psychologiques se déplacer au gré d'intentions ou d'interactions diverses.
Béatrice Fleury, Jacques Walter, « Territorialisation/déterritorialisation ».
Régimes de visibilité/invisibilité Jean-Louis Tornatore, « Mémoire, patrimoine, globalisation. Culture de/dans la déterritorialisation » ;
Marilda Azulay Tapiero, Estrella Israël-Garzón, « Geste mémoriel et geste architectural : Berlin, Barcelone, Sarrebruck » ;
Laurent Thiéry, « Le camp de concentration d'Hertogenbosch aux Pays-Bas et le commandement militaire allemand de la Belgique et du Nord de la France. Rapprochement d'un espace et d'un système d'occupation (1943-1945) » ;
Aminata Niang Diéne, Sylvie Thiéblemont-Dollet, « Le camp de Thiaroye (Dakar) : un territoire à l'histoire « inoubliable », mais pourtant invisible ? » ;
Olivier Dard, « De la stèle de Marignane au mur des disparus de Perpignan : les lieux de mémoire de l'Algérie française dans le débat public ».
Mobilités répressives et mémorielles Cédric Neveu, « Le KL Natzweiler et la répression dans les zones annexées : un cas de déterritorialisation » ;
Thomas Fontaine, « Le convoi, un lieu de mémoire de l'expérience concentrationnaire » ;
Philippe Mesnard, Joanna Teklik, « Le voyage à Auschwitz : tourisme de mémoire ou tourisme culturel ? » ;
Luciana Messina, « Les frontières des centres clandestins de détention en Argentine ».
Des lieux de répression aux chemins de traverse mémoriels Yannis Thanassekos, « Du premier au troisième pavillon belge à Auschwitz (1966-2006) » ;
Luba Jurgenson, « Territoire de la Kolyma et espace littéraire. Le parcours concentrationnaire de Chalamov » ;
Claudia Feld, « Souvenirs de l'ESMA : l'exploration d'un espace complexe ».
Des lieux et des maux dans des mots Daniel Weyssow, « Témoignages et reconstitution du siège de la Gestapo à Bruxelles » ;
Béatrice Fleury, Jacques Walter, « Le camp de la Neue Bremm et les procès de Rastatt dans la presse d'Alsace-Lorraine (1946-1947) » ;
Fransiska Louwagie, « Lieux de non-retour ».
Galyna Dranenko, « Les génocides et leurs représentations littéraires dans les oeuvres des écrivains de Bucovine ».