À l'occasion de la rétrospective Van Dongen au musée d'art moderne de la ville de Paris, beaux arts éditions propose un hors-série qui revient sur la vie et l'oeuvre de ce peintre fauve.
Peintre français, d'origien néerlandaise, se désignant lui-même comme « illustrateur d'inspiration anarchiste », Kees Van Dongen s'inscrit complètement dans le mouvement fauve. De ses débuts tachistes, il évolue vers une peinture d'un réalisme plus brutal et devient dans les années 1920-1930 le portraitiste du Tout-Paris. Lors de l'exposition controversée de 1905 au Salon d'Automne, ses toiles rencontrent celles de Matisse et des autres peintres que les critiques qualifient alors de « fauves ». « Le peintre des névroses élégantes» privilégie les portraits de femmes, bourgeoises mais aussi prostituées, les scènes de cabaret, les spectacles forains, les sujets exotiques et orientalistes. Ses lithographies et dessins illustrent la vie de Paris.
Il délaissera le mouvement en 1914 pour se consacrer à sa carrière de portraitiste mondain, qui lui vaudra un large succès auprès de la bourgeoisie. Van Dongen devient un peintre à la mode et sa fortune est considérable. En 1959, il s'installe à Monaco dans une somptueuse villa qu'il baptise « le Bateau-Lavoir », en référence à l'immeuble montmartrois, où il se lia d'amitié avec Picasso.