Baptiste Quenouil n'avait pas cinq ans lorsqu'on retrouve son père gelé dans une rigole où il s'était affalé ivre mort.
Le lendemain, sa mère se pend à une solive... Adulte, sa modeste condition l'entraîne lui aussi dans un engrenage inexorable. Ce récit implacable sur la dépendance et le délire éthylique, mais surtout sur la détresse humaine, offre également un formidable portrait de femme. Par amour ou par pitié, Victorine ne peut se résoudre à quitter un homme plongé en pleine déchéance. Mais peut-on ainsi échapper à son destin ? La cruauté hallucinée nous emporte dans la grande tradition du roman naturaliste, mais le réalisme devient alors un tremplin pour bondir dans le fantastique.