À travers les figures de ses père et grand-père, Geneviève Metge retrace la création, l'épanouissement et le déclin d'une fabrique de soies lyonnaises, la tragédie de la guerre, les conséquences traumatiques de la disparition d'un fils aîné en 1914, à vingt et un ans.
Retournant sur les lieux de son enfance, l'auteure narratrice, petite-fille d'Adrien, fait revivre, dans le claquement des métiers à tisser, l'esprit bâtisseur de son grand-père, les choix de son père, le travail des femmes. De la fin du XIXème siècle à aujourd'hui, elle interroge le destin des siens et dessine « un chemin troué ».
À la fois chronique familiale et restitution d'une époque : un témoignage sobre, pudique et émouvant.