Le travail est sans fin parce que la production est désormais entièrement tournée vers la consommation, que le besoin de consommer ne s'interrompt jamais et que toute activité « laborieuse » tend à s'inscrire dans l'horizon étroit de la raison économique qui entend le prendre en charge. Mais qu'en est-il du « droit à la paresse » et de l'« éloge de l'oisiveté » ? Dans une telle perspective, se déploie une « idéologie du travail » qui ont conduit les auteurs à s'interroger fondamentalement sur la « valeur travail » telle qu'elle se pose et se pense aujourd'hui.
Ainsi, a réflexion menée dans le numéro 15 de la revue, explore les chemins de la littérature (avec laquelle, sous la plume de Dominique Viart, s'ouvre le dossier), du documentaire (qu'illustre et discute Jean-Robert Viallet, dans un entretien conduit par Aurélie Ledoux), en passant par l'histoire des idées et la philosophie.
Ils offrent un aperçu saisissant des problèmes que le travail pose aujourd'hui et des interrogations auxquelles il donne lieu. À la faveur du nécessaire dévoilement et examen des enjeux et des modalités du discours sur le travail et du discours du travail.