Statistiques à l'appui, l'avion est couramment présenté comme le moyen de transport le plus sûr au monde. Après l'été catastrophe qui a vu 7 crashs et plus de 500 morts, des compagnies comme la West Caribbean, ont fait la preuve que leur logique de rentabilité effrénée avait pris le pas sur la sécurité de leurs passagers. Et ce, avec la complicité des pouvoirs publics supposés encadrer le transport aérien. L'aviation civile est aussi une histoire d'omerta. Ceux qui parlent le paient au prix fort. Maintenance négligée, contrôles quasi-inexistants, pressions et menaces sur les pilotes, affairistes à la tête des compagnies, licences de complaisance et affrètements douteux, détournements de fonds: à l'instar de la marine marchande, tous les ingrédients sont réunis pour que se produisent de nouveaux crashs. Une enquête de 10 mois a permis aux auteurs de percer la réalité du transport aérien. Témoins, documents techniques, compte rendus, un matériel solide qui met en cause des compagnies étrangères comme françaises.
Un livre qui substitue au concept de « chaîne de l'erreur » celui de « chaîne des responsabilités ».