Les évolutions les plus significatives du droit des sociétés, au cours des vingt dernières années, ont été marquées par un " retour à l'actionnaire " sous l'influence des marchés financiers. Un principe de " shareholder primacy ", importé de la culture anglo-amércaine, a ainsi été mis en oeuvre. La crise financière a mis fin au mythe. Plus généralement, l'observation du droit positif révèle une perméabilité de celui-ci à un modèle de gouvernance plus neutre plus réaliste, sous le couvert duquel une cohabitation entre les investisseurs et les autres " parties prenantes " est organisée de manière plus équilibrée.